Les USA prévoient d’apporter leur aide aux Cubains pour favoriser leur accès aux informations libre sur les navigateurs web. Cette intention part de la démocratisation de l’accès à la Toile à tous les pays du continent américain, voire au monde entier. La réaction de La Havane ne s’est pas fait attendre.

Une « task force » spécialement mise en place par Washington

Une réunion s’est tenue mercredi dernier aux Etats-Unis pour discuter de l’élargissement de l’accès à internet à Cuba. Elle a été tenue par plusieurs experts américains gouvernementaux et non gouvernementaux dans le but d’étudier les défis et les opportunités technologiques utilisés dans ce contexte. Deux entités y ont vu le jour, notamment un premier groupe œuvrant sur l’influence des médias à Cuba et un deuxième groupe travaillant directement sur l’accès à Internet.

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Le sujet de discussion de cette réunion concerne un projet de recommandation qui verra le jour d’ici six mois. La task force mobilisée à cet effet sera chargée d’analyser la faisabilité du projet. Elle aura à envoyer son rapport final accompagné de quelques recommandations au secrétaire d’Etat des USA et au président américain Donald Trump en personne.

Contestation manifeste du côté de La Havane

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C’est le président des Etats-Unis lui-même qui a lancé cette initiative dans le but de parer politiquement aux ripostes de Cuba. Le groupe de travail mobilisé pour démocratiser le web dans ce pays est d’ailleurs dirigé par John Creamer, l’un des hauts responsables du département d’Etat. Et depuis l’annonce de cette perspective, Cuba accuse Washington de vouloir violer sa souveraineté.

La Havane voit dans cette tactique une sorte de manipulation des informations du Net pour mieux coloniser le pays. La première puissance mondiale pourrait en effet développer des programmes illégaux pour mieux cerner Cuba sur le plan politique. Ce genre de réaction est déplorable selon la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert. Selon elle, l’accès à internet enregistre encore un faible taux de pénétration à Cuba jusqu’à aujourd’hui.

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