Nous avons eu la chance de pouvoir interviewer l’entreprise Pinterac récemment. Alors si vous êtes passionné de développement, de graphisme, ou tout simplement curieux, voici un résumé du parcours qui leur a permis d’en arriver là !

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Qu’est-ce que Pinterac ?

Pinterac se divise en deux parties, une agence web pour tout ce qui est « Sites web et référencement », « Réalisation graphique et montage vidéo », « Applications mobiles », « Modélisation & Impression 3D », « Création de logiciels »; et un studio de développement qui comporte « Sites web & logos esport », « Concept-art & illustration », « Développement de jeux vidéo », « Réalité virtuelle et augmentée », « Montage vidéo et VFX ».

Pinterac c’est une affaire qui marche ! Elle a déjà travaillé avec de grandes marques comme Orange, Axa, Fnac, Carrefour etc.
Yohan Bouché et Anthony Ménard vont nous expliquer leurs parcours et nous faire part de quelques conseils.

Yohan Bouché - Gérant et lead développeur

Yohan Bouché, Gérant & Lead développeur

Pouvez-vous nous décrire votre parcours (études, écoles, etc) ?

Mon parcours est assez linéaire, j’ai toujours eu le virus de l’informatique : Lycée science de l’ingénieur, BTS Informatique, Licence informatique puis Master MIAGE. J’ai cependant tout arrêté en plein milieu du Master, non pas faute de compétences mais d’un manque d’intérêt.

J’ai lancée ma société en même temps que j’étais étudiant et j’ai très vite constaté que la pédagogie scolaire n’étais pas du tout en phase avec la réalité du monde professionnel. L’ensemble de l’enseignement relatif à l’informatique, ses outils, leur méthode de travail, la communication ont à mon sens de nombreuses années de retard, et c’est le cas pour pour de nombreux parcours (certainement pas tous), mais il y a des cas rares comme l’école 42, dont je partage totalement la vision des choses pour ce qui est du système éducatif Français.

Comment vous est venues l’idée de créer Pinterac ?

Pour ma part je me suis toujours intéressé au domaine du jeu vidéo et j’ai très vite développé mes propres jeu ( Kingdom Of War PSP et Warcraft PSP ) quand j’avais 14/15 ans, ils ont eu un certain succès avec une communauté mondiale et des milliers d’inscrits.

J’ai donc poursuivi en ce sens avec deux autres jeux sur Android Androplane HD et Extreme Luging sur Android, deux jeux casuals assez sympa. Ma fibre autodidacte m’a beaucoup aidé ! J’ai toujours voulu mettre en place un projet qui déboucherait dans l’idéal sur la création d’une structure, j’ai donc pris l’initiative d’officialiser mon exercice en ouvrant la société Pinterac, dans laquelle je pourrais m’investir et apporter mon expertise. C’est par autofinancement et de part nos propres moyens que nous avons officialisés ceci, et c’est un réel plaisir que de pouvoir désormais travailler en équipe sur des projets qui me tiennent à cœur.

Comment les choses ont-tels évoluées depuis la création de Pinterac en 2013 ?

Depuis 2013 et grâce à l’engouement du monde actuel pour l’informatique et les nouvelles technologies nous évoluons très rapidement. Notre secteur d’activité permet un épanouissement professionnel total et nous portons un intérêt pour certains domaines à forte valeur ajoutée comme la VR et l’impression 3D qui sont à notre sens, des domaines qui feront parti intégrante de notre futur proche. En tant qu’agence, nous avons la chance de pouvoir travailler sur des projets dans leur ensemble, de A à Z et de développer l’intégralité d’un produit ou d’une prestation.

Comment avez-vous réussi à créer une petite équipe, à la fois professionnelle et polyvalente ?

Le hasard à bien fait les choses, c’est pour l’un de mes projets vidéo-ludique (Jiun, un moba en pixel-art) que j’ai lancé une session de recrutement en ligne. C’est après avoir fait le constat que ma fibre artistique était trop limité pour faire un jeu-vidéo que j’ai décidé de trouver un graphiste, un scénariste etc. J’ai suscité de l’intérêt pour des personnes qui avaient un profil proactif, qui avaient déjà des projets de concrétisés et un minimum de vocation pour le domaine du jeu vidéo. Tout comme moi finalement, car oui, bien s’entendre avec ses collègues et avoir des centres d’intérêt en commun, c’est primordial ! Pinterac est donc au jour d’aujourd’hui composée d’une équipe polyvalente et riche d’expérience, nous avons travaillés sur de nombreux projets et continuons en ce sens.

Que conseillez-vous aux jeunes développeurs qui cherchent à réaliser leurs projets ?

Tout dépend du chemin que chacun souhaite prendre, ce que je souligne juste de part mon expérience c’est que dans certains cas les gens surestiment la qualité des formations scolaires. Nous avons la chance en 2016 avec internet de pouvoir apprendre et de perpétuer une veille informatique avec du contenu d’excellente qualité (openclassroom, stackoverflow, etc). Nous sommes dans un domaine qui change et évolue très vite, il faut prendre comme source d’inspiration une manière de fonctionner qui soit en adéquation avec l’envergure de votre projet. Le principal moteur de réussite et qui fondera l’aboutissement de votre projet, c’est la détermination et la motivation en plus du potentiel de l’idée de départ. Le reste, c’est anecdotique.

Anthony Ménard - Co-gérant et infographisteAnthony Ménard, Co-gérant & Infographiste

Quelles études avez-vous réalisées pour devenir infographiste et être aussi polyvalent ?

Pour ma part, j’ai un parcours très atypique qui se fonde essentiellement sur l’autodidaxie. Je dispose d’un BTS Anabiotec qui fait suite à un cursus très scientifique, j’ai également très vite constaté que mes formations (y compris les modules informatiques, communication, etc) et l’ensemble de mon parcours se fondait sur des notions casi-obselettes avec une pédagogie qui n’est pas du tout en phase avec la réalité de ce que l’on attend d’un professionnel. Je me suis toujours exercé sur des activités graphiques et communautaires depuis mes 13 ans en m’intéressant à de nombreuses spécificités comme la 3D, le photomontage, l’animation vidéo en complément de la communication et du marketing qui composent d’après moi un ensemble. D’où cette polyvalence, je vous l’accorde.

Pouvez-vous nous expliquer comment se passent vos relations professionnelles à l’étranger ?

Je manage l’ensemble de nos collaborations avec nos clients à l’étranger, l’anglais est donc totalement indispensable et c’est à force de le pratiquer tous les jours que l’on y prend goût. Notre agence est régulièrement amenée à réaliser des prestations pour des clients à l’étranger, beaucoup de professionnels travaillent avec Skype et nous utilisons tous les outils de partages indispensables comme Dropbox, Google Drive, Bitbucket afin d’échanger. La distance n’est plus un problème pour travailler en 2016 ce qui permet une grande souplesse dans notre manière de fonctionner et la planification des prestations.

Quels sont, d’après vous, les points faibles et les points forts de votre équipe ?

Je ne connais pas de points faible à proprement parler, car nous travaillons comme nous l’entendons avec une manière de fonctionner qui nous semble la plus pertinente possible. L’un de nos point fort est certainement d’être une équipe qui se complète très bien, c’est de part cette polyvalence que nos clients nous sollicitent. Ceci nous permet d’avoir un pôle « studio de développement vidéo ludique » qui s’accompagne très bien de notre partie agence web car faire du jeu vidéo induit d’avoir une palette de compétences à la fois graphiques, web, logiciel et marketing.

Quelles sont les réalisations dont vous êtes les plus fiers ?

Nous sommes fiers à chaque fois que nous terminons un travail et qu’il donne une entière satisfaction à notre client final, c’est l’essence même de notre intérêt que de d’achever ce pourquoi nous sommes sollicités. Il y cependant quelques réalisations qui sont notables comme notre collaboration avec la société Morild Interaktiv avec qui nous avons développés un produit d’immersion VR pour Rolls-Royce. J’ai également réalisé des prestations pour des grands comptes comme Carrefour, Orange, Campanile, Hotel Kyriad, etc. ce qui fait preuve de nos compétences en tant qu’agence de communication.

Que conseillez-vous aux jeunes graphistes en herbe qui cherche à réaliser leurs projets et/ou trouver des clients ?

Pour ce qui est de la notion de « client » elle ne peut être complémentaire avec « graphiste en herbe » car avoir un client sous entend que vous exercez une activité légale et déclarée, car oui, graphiste est avant tout une profession.
Je pense, au jour d’aujourd’hui, que la meilleure manière d’apprendre reste l’exercice, surtout dans le domaine du graphisme qui induit beaucoup de subjectivité et de bon sens visuel. Alors n’hésitez pas à porter des projets et à y travailler, tout en vous aidant des nombreuses ressources et vecteurs d’apprentissage sur internet.

Merci à Yohan Bouché et Anthony Ménard d’avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions et d’avoir par la même occasion renseigné la communauté sur certains points 😉

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